• Escapade 153

                                                                                               Le roc du Caroux depuis le Plo de la Maurelle.

    Escapade 153

    Escapade 153Il est un royaume où nul ne connaît son secret

    Ni Zeus et encore moins Apollon ne l'ont approché

    C'est un royaume immense comme une main

    Aussi infime qu'une éternité sans lendemain

    Naissance il a pris dans le bûcher de la terre mère

    Explosions, vents et marais sont ses pères

    Il est né dans la soif et le froid sur son dos

    Il est né dans la douleur criarde du cahot

     

    Un royaume qui a traversé des millénaires

    Imprégné d'histoires légendaires

    Il n'a ni or noir, ni or jaune

    Il n'a ni trésor, ni joli trône

    Royaume né des entrailles de la terre

    Expulsé des volcans en colère

    Je n'ai de cesse à vouloir percer son secret

    En vain ! C'est son mystère qui me fait l'aimer. 

                                           Ecrit en janvier 2008 et revu en février 2016


  • Commentaires

    1
    monique
    Dimanche 5 Février à 22:42

    Mystère en effet qui n'est pas sans nous laisser dubitatifs mais qui a ce pouvoir de faire naître en vous ce bel amour de la nature, amour qui se ressent si fort au travers de votre merveilleux poème,  hommage à la beauté en ce royaume. C'est une très belle photo pour illustrer ce royaume accessible à tous.

    2
    Lundi 6 Février à 07:12

    .. J' ai pensé un instant qu'Ulysse t' avait prêté sa plume ....

    Que nenni ! Une merveille..ce   poème sorti de " tes " entrailles et revêtu au goût du jour , nous dis-tu ..

    Cela n'est certainement pas un coup d'essai..mais c'est un coup de Maître yes

    Ode à Cebenna..adulée ...  Râ transperce  sa chevelure ocrée et grisonnante balayée par les vents !

    Déesse aux mille facettes , dans ses filets , vénérable adorateur ,  tu succomberas jusqu'au dernier jour

    A l'aura d'une Dame , à jamais régente en notre terre Héraultaise..

    Encore l' invisible transparait dans tes écrits ..heureux celui qui décrypte ses méandres impalpables..

    Âme sensible , je m'inscris dans ce programme...ou l'espace temps n'est que mirage !

     A la poursuite de  tes pérégrinations  , remplis ta besace de contes ,  poèmes , et photos..

    Que" ton marché " soit fructueux...

     Surprends nous encore  longtemps !

    Chapeau !

    3
    Lundi 6 Février à 07:56

    waouh ça c'est du balancer poétique. bravo... et la lumière de la photo, une tuerie... bel instant.merci

    4
    Mardi 7 Février à 12:26

    Et bien mon cher Bernard serais tu un descendant de ce grand Alphonse de Lamartine !  Bravo pour ce poème élégiaque qui semble rendre hommage au Caroux, notre passion commune !

    5
    Jeudi 9 Février à 20:35

    j'aime l'aridité

    6
    Samedi 11 Février à 16:15

    Monique, un royaume où il n'y a ni roi ni reine, que des amoureux de la nature.

    Patricia, merci pour ton texte, à ma prochaine rando dans le Caroux je prendrai un caddie pour faire mon marché :-)

    Dilettante,  merci d'avoir aimé.

    Ulysse, je fais ma généalogie et je n'ai pas trouvé Alphonse de Lamartine dans mes aïeux :-)

    Sylvie, moi aussi, mais parfois les jambes en souffrent de cette aridité.

    A toutes et tous je souhaite un bon dimanche.

    7
    Lundi 13 Février à 08:13

    Bernard, je t'imagine bien râler dans les chemins caillouteuxaww et monts accidentés !!

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